Dimanche 18 janvier 2009
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Soyons franc. Je ne connais rien d'académique à l'Opéra. Je vous disais hier que j'y partais. C'était la vérité. Ce que je n'avais pas retenu, c'est que se donnait alors la première représentation.
Pas de prologue, en scène direct. Un long drame érotico-comico-slave commençait. 3 h 35 d'un vrai plaisir, je dois l'avouer. Pourquoi? Jeu des chanteuses et chanteurs, des choeurs, des musiciens,
des techniciens... Nous l'avons bien rendu, avec des applaudissements nourris!
L'histoire: Katerina s'ennuie. Son Boris d'époux la délaisse, l'envie la taraude, elle succombe à la tentation d'un beau Serguei, supprime les obstacles ( son beau-père et son mari), mais rattrapé
par ses crimes, termine au bagne où elle réussit à supprimer une rivale qui tentait de lui voler son amant et meurt noyée avec elle.
Pas de quoi en faire un opéra? Si, justement! C'est plein de vie, de mort, d'amour, de haine, de coups de gueule, d'érotisme (première fois que je vois à Bastille le 1er rôle enlever sa culotte sur
scène!) et d'ironie. Ça marque, c'est indéniable, comme la musique de Chostakovitz. Alors allez-y, si vous le pouvez. Je reviendrai sur celles et ceux qui m'ont donné
ce plaisir, promis!
Par Claude
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Publié dans : Envies de musiques
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